Il faisait un peu frais ce matin-là en partant d’Eragny, le soleil se cachait progressivement et la météo n’était pas optimiste.
Pourtant, cette randonnée qui nous fit découvrir la ville de Montmorency par ses sentes verdoyantes se déroula sans une goutte d’eau. Si certains d’entre nous ont mouillé leurs chemises, c’est de sueur. Cette cité historique si chère à Jean-Jacques Rousseau se trouve sur une colline et nous avons subi à plusieurs reprises la déclivité des lieux.
Sinon, Montmorency a gardé tout son charme d’antan, les habitant y chérissent leurs belles demeures et soignent particulièrement bien leurs jardins. Tout au long de notre parcours, les nombreuses sentes nous ont permis d’apprécier :
La Statue de Jean-Jacques Rousseau : né en 1712 à Genève, il mourut en 1778 à Paris.
(A noter, Bernardin de Saint-Pierre le rencontra en 1771 à Paris et devint l’un de ses fervents disciples).
L’Hôtel de Ville et son Parc : cet hôtel particulier de style néo-classique fut édifié à l’origine dans un parc bien plus immense que celui traversé de nos jours.
La Conciergerie : qui en protégeait à l’origine l’entrée est maintenant séparée par l’avenue Foch.
Le Musée Jean-Jacques Rousseau : que nous observerons de l’extérieur car fermé le matin. Ce grand penseur du XVIIIe siècle loua la maison du Petit-Mont-Louis en 1757. Il y resta avec sa compagne Thérèse Levasseur jusqu’en 1762.
Les restes de l’ancienne Eglise Notre Dame : qui fut la première église paroissiale, puis première maison communale sous la révolution, puis incluse dans le mur d’enceinte et enfin maison d’habitation.
L’Hôtel « Le Laboureur » : qui abrite aujourd’hui un lycée, appartint aux XVIIe et XVIIIe à une lignée d’officiers des duchés de Montmorency puis d’Anguien, les Le Laboureur.
Le Château de Dino : fut construit à partir de 1879 par un banquier parisien sur une parcelle de l’immense parc de Montmorency qui fut démantelé en 1820.
La Porte Jean-Jacques Rousseau : est à l’origine une petite porte piétonne de service (et non une porte cochère) se trouvant à l’extrémité ouest du parc de Montmorency. Jean-Jacques Rousseau l’emprunta en 1762 pour s’enfuir de Montmorency alors que le parlement de Paris venait de le décréter de prise de corps.
L’Orangerie : est un magnifique bâtiment de jardin réalisé en 1719 par Pierre Crozat qui parachevait son parc.
La mare des Champeaux : fut un lieu célébré par Jean-Jacques Rousseau. Elle est naturelle. Sa superficie a considérablement diminué avec les années. Elle permet encore aujourd’hui aux pêcheurs de taquiner la truite ; et aux promeneuses de taquiner le pêcheur…
Le Jardin avec Point de Vue : nous permis de faire la pause de midi tout en découvrant au loin : Paris. Le repas se déroula toujours sans une goutte d’eau… (pineau et bordeaux ont été appréciés).
La Forêt : longea le début du parcours de l’après-midi.
Les Vergers : sont aussi une des caractéristiques de Montmorency. Ils sont nombreux et généralement très anciens.
La Châtaigneraie : était jadis une forêt qui couvrait la totalité du coteau des Champeaux. Si l’austère majesté des ces arbres envoûtaient déjà à l’époque Jean-Jacques Rousseau, ces châtaigniers trois fois centenaires aujourd’hui demeurent toujours autant ensorcelants.
L’Ermitage : est en lisière de forêt au XVIIIe siècle. Ce lieu solitaire ravit Jean-Jacques Rousseau lors d’une promenade avec Mme d’Epinay. Celle-ci restaura la « petite loge délabrée » pour l’offrir à son hôte. En 1956, Jean-Jacques Rousseau, las des fastes de la vie parisienne, s’établit à Montmorency.
La fontaine des Haras : est le nom déformé d’un lieu-dit : le fond d’Arras. Elle doit sa notoriété à madame d’Houdetot dont le carrosse s’y embourba. Voulant tout de même se rendre à l’Ermitage, elle voulut faire le trajet à pied et s’enfonça dans la crotte…
La collégiale Saint-Martin : fut construite en quatre phases sur cinq siècles de 1515 à 1906. Nous avons pu y admirer de magnifiques et anciens vitraux.
L’ancien Auditoire : est un bâtiment néo-classique, surmonté d’un élégant clocheton, datant de 1786. Il abritera la mairie au XIXe.
Le jardin de l’observance : est un espace vert récent. Il est surplombé de murailles correspondant aux anciens remparts ceinturant la cité au XVIIe.
Le Château-Gaillard : est une curieuse conciergerie avec des façades romantiques datée de 1830.
La Place Roger Levanneur est anciennement la place du marché où se regroupaient des échoppes dont la plus connue est l’auberge du cheval Blanc.
Dominique