Du Mont Martyrium à la commune libre de Montmartre, que d’histoire et de bouleversements. Du martyre de St Denis
à la révolte des Communards, de la puissante Abbaye Bénédictine à la basilique du Sacré Cœur, de la campagne
bucolique à la vie nocturne des cabarets,
la Butte Montmartre aura su se forger un passé, garder des airs d’autrefois, tout en devenant le terreau d’un développement artistique et intellectuel.
Berlioz, Nerval sont d’abord venus chercher la sérénité. Les peintres Modigliani, Braque, Van
Dongen et Picasso entre autres, ont débuté leur carrière ici, menant la vie de bohème. Aristide Bruand, Alphonse
Allais et Charles Cros, les dessinateurs Caran D’Ache, André Gill, Poulbot et Lautrec ont animé les cabarets et
les cercles poétiques de la Butte.
Le temps semble être resté figé, faisant comme de la résistance et pourtant que d’esprits créatifs ont habité
ces lieux. Une sorte de témoignage vivant pour qui sait regarder, s’attarder, écouter, découvrir et s’imprégner
de cette atmosphère si particulière.
La Place Blanche d’avoir vu passer le gypse qui servi à construire le Paris tout proche, le Moulin Rouge d’avoir
symbolisé la résistance sanglante de ses meuniers Debray, la maison rose d’avoir été peinte par Utrillo, le ciel
bleu azur d’avoir servit d’horizon à l’immaculée blancheur du Sacré Cœur, tout est couleur et contraste.
A la fois calme et agitée, bohème et trépidante, authentique et touristique, on n’en est pas moins séduit et envoûté par ses charmes. On dit que Paris a une âme, c’est que Montmartre la lui a vendue.
Serge B.