Ce week-end en bourgogne devait être un week-end calamiteux
Cela c'était les prévisions météorologiques.
En fait, nous avons eu une heure de pluie le samedi après-midi, le
reste du temps, les nuages avaient la bonne idée d'ouvrir leurs vannes
la nuit.
L'atmosphère chaleureuse compensait l'humidité ambiante.
Le rendez-vous avait lieu au Pont Canal de Briare, ouvrage d'art permettant
au canal latéral à la Loire, de franchir le fleuve pour s'unir
au canal de Briare. Belle réalisation du 19ème siècle.
Notre gîte nous surprit par sa rusticité et le confort des
lits dont les matelas s'enfonçaient à tel point qu'on avait
l'impression de se trouver dans une gouttière pour grand traumatisé.
Bref, n'ayant pas encore utilisé ces civières, nous étions
encore très frais pour faire 2heures30 de cyclo-rail.

Puisaye en faisant un peu de sport. Un arrêt dans un village où
le sympathique hôtelier nous prêta ses parasols de terrasse,
car la pluie s'était mise à tomber. Nous sommes repartis dans
l'autre sens après avoir retourné le système
sous les parasols et la pluie. Nous avions parfois l'impression d'être
dans des autos-tamponneuses ( demandez pourquoi aux initiés ). Nous
nous sommes bien amusés.
Le repas au gîte devant un bon feu de cheminée fut très
copieux et animé.
Après une nuit dans les civières et les ronflements, nous
avions rendez-vous au château de Guedelon. Sur le chemin, un arrêt
dans le joli village de Mézille, où nous fîmes la connaissance
d'un prêtre à l'ancienne - en soutane - plein d'humour, une
sorte de Don Camillo barbu.
Le château de Guedelon, un pari incroyable : la construction d'un
château médiéval avec les techniques et les outils du
Moyen-Age.

Nous avons eu un guide génial, Franck. Passionné par cette
aventure, il nous fit visiter ce site exceptionnel.
Les carriers, tailleurs de pierre, maçons extraient, taillent et
posent les blocs de grès sortis de la carrière toute proche,
lee forgerons façonnent, trempent les outils et les pièces
en métal du château. Les charpentiers reçoivent les
chênes abattus par les bûcherons pour les équarrir, les
tailler, les assembler en échafaudages, coffrages et charpentes.
En 2006, neuf ans après la pose de la première pierre, les
oeuvriers attaquent le deuxième niveau de la tour maîtresse,
future chambre seigneuriale.
L'enceinte fortifiée, la poterne, le pont dormant, la cave en voûte
d'arêtes ont été réalisés sous les yeux
de milliers de visiteurs.
A refaire dans 4 ou 5 ans.
Ensuite nous avons visité le château de Saint Fargeau où
plane le souvenir de Mademoiselle de Montpensier reléguée
dans ce château sur l'ordre de Louis XIV.
La couleur rose de la brique atténue l'aspect rébarbatif que
lui confèrent les tours massives. La visite des charpentes s'impose.
Avant d'aller souper, nous nous sommes arrêtés à Rogny
les sept écluses. La construction des sept écluses fut entreprise
sur l'ordre d'Henri IV en 1605. Cet ouvrage désaffecté en
1887, nous fit réfléchir sur la difficulté technique
que devait représenter le franchissement de ces écluses -
les unes sur les autres - littéralement un escalier d'eau.
Le repas du soir fut très gai, dans un petit restaurant où
l'hôtelière trépignait d'impatience de participer à
l'hilarité générale. Avons-nous eu la fin de l'histoires
du Petit Chaperon rouge vue par Pierre Crassat ?? En tous cas, l'hôtelière
ne fut pas en reste et ses histoire ne sont pas à raconter aux repas
de Communion.
Le lendemain une jolie balade dans le parc de Boutissaint, nous conduisit
par les fraîches allées auprès d'animaux vivant ici
en semi-liberté.
Un dernier repas pris tous ensemble devant le gîte et nous nous séparâmes
pour regagner Paris
Elisabeth G.