Le " petit coin " du père Balluchon

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La petite commission

Le père Balluchon rentrant de commissions
Se confia à sa femme, la bonne mère La Canne

Chérie dorénavant j'ai une nouvelle passion
Maintenant de photos ne seront plus en panne

Plus besoin de courir magasins et boutiques
Désormais nos clichés seront en numérique
Pour tout ce qui concerne nos prises photographiques

S'agit-il là du fruit d'une autre politique
Ou bien tout simplement d'un esprit plus pratique
Qui nous fait délaisser le côté argentique
Et nous initier aux nouvelles techniques.

Le père Balluchon soudain très agité
Se sentant investi d'une nouvelle mission
Expliqua en deux mots ladite activité

Afin de préparer la belle exposition
Un groupe s'organise en petite commission
Tandis que pour le reste un interlocuteur
Sera toujours présent avec pour ambition
Le partage et l'écoute des différents acteurs.

La bonne mère La Canne n'eut là pas d'avis contre
Puisqu'il s'agissait là de Chemins et Rencontres.

Serge B.

Le moineau et le croissant

Au Philéas-café, gare Montparnasse, à Paris, les moineaux sont à ce point domestiques qu'ils peuvent partager avec un voyageur son café-croissant !
J'en ai fait moi-même l'expérience.
La faim tenaillait peut-être- ce petit volatile- à moins que ce ne soit la gourmandise, toujours est-il qu'il a consenti, en échangede quelques miettes arrachées, à se laisser photographier !
Puis il est parti.
J'ai voulu réattirer l'animal en disposant, dans le cendrier de table, inutilisé, quelques miettes et un petit bout de mon croissant. Le moineau est bien revenu, mais ce qu'il ne pouvait faire avec le croissant entier, trop lourd, il le pouvait sans peine avec le morceau mis à sa portée et, au lieu de se laisser admirer de nouveau, à 50 centimètres, comme précédemment…, il est aussitôt reparti avec mon offrande !
Sot que je suis !
Si photographier, c'est question d'opportunité, c'est aussi une question de réflexion !
Jean-Pierre D.

Le loriot

Fidèle,
Au jour dit :
Le premier mai,
Dès l'aube,
Avec le plein soleil,
Il a resplendi.

Son chant
Á nul autre pareil,
A sonné à nos oreilles
Et nous a dressés
Sur nos pieds :
Il est de retour.

L'éclair jaune
N'a pas encore
Traversé le champ ;
à l'abri dans les frondaisons
Toutes fraîches,
Il est caché.

On le guette ;
Il nous observe ;
Il nous brave ;
Il chante encore,
Puis se tait longuement…
Avant de reprendre.

C'est bien lui :
C'est le loriot.
Un autre printemps s'ouvre
Qui n'est plus
L'adieu à l'hiver.
C'est : bonjour l'été.

Avec lui,
Le visiteur d'Afrique,
Accepte d'honorer encore
Ce morceau de bois en souffrance.
Venez l'entendre ;
Il est temps encore…

Jean-Pierre D.