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Les sept de Ménigoute ont fait
de multiples découvertes. Ils reviendront.
D'abord : ils ont bien eu raison d'aller au festival international du
film animalier : les films vus étaient non seulement superbes,
mais -c'est rare ces temps ci !- ils procuraient un vrai plaisir de vivre.
Ensuite : le choix de la sortie du samedi, en car, au Parc de la Brenne
(nous y sommes allés " petitbus-grandbus " !) était
un bon choix. Temps superbe, paysages lumineux, observations enrichissantes
(oiseaux, insectes, poissons, arbres et plantes, sauf
les tortues,
déjà enfouies). En plus, on a bien ri. Nous avons inventé
des " brêves de rando ", autrement dit des propos à
peine racontables, qui surgissent soit en prenant une " minigoutte
" d'apéro, soit allant observer des " chevaliers grands-bêtes
" soit en allant cueillir des " coprains d'abord " d'ailleurs
à peine chevelus. Des
conneries quoi
Propos aussi stupides qu'insignifiants mais, dans ce pays où les
tonneaux autant que les étangs se débondent, on a envie
de se laisser aller, peut-être d'être simplement heureux,
maladroitement peut-être, mais ensemble
Et c'est bon.
Oui, il faudra revenir, mais en séparant la Brenne, un peu éloignée
du Poitou, (à redécouvrir au printemps), du Festival de
Ménigoute (à alterner peut-être avec celui de Montier
en Der).
Ménigoute est plus technique, plus " écolo ",
plus inscrit dans la réalité locale à découvrir,
moins international, moins ornitho, moins artistique, plus sensible, plus
jeune, plus modeste, moins " marché ", plus bon enfant
Il ne faut pas trop comparer : c'est différent.
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Le parc de la Brenne est, lui aussi, très
inscrit dans la réalité rurale. Il n'y a pas que les animaux
à découvrir. C'est un pays qui essaie de vivre, en dépit
du vide démographique relatif. Nous avons aimé la marche,
le calme, le puissant sanglier qui surgit et qui nage sous nos yeux, les
champignons qui finissent leur pousse d'automne (nous en avons mangé
trois soirs de suite !), l'environnement architectural étonnant
avec son grès rouge, la proximité d'abbayes, de la vallée
de la Creuse (il y a plusieurs sorties complémentaires à
programmer en cas de retour en Brenne
).
Nous ne dissimulons pas notre plaisir. Certes, Poitiers n'est pas à
côté et le péage n'est pas donné, mais
Tous et toutes,
En reprendront bien une minigoutte
tant pis pour la route,
ce pays nous envoûte,
sans aucun doute
Un seul problème : on risque d'en revenir en se prenant encore
moins au sérieux qu'avant de partir
Mais cela n'a jamais
fait de mal à personne !
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