LE GRAND CORMORAN |
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(PHALACROCORAX CARBO SINENSIS) |
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C’est à la suite du comptage de 59 cormorans s’envolant en bord de Marne suite à un coup de fusil, que m’est venue l’idée de rechercher quel était son mode de vie puis de partager mes notes avec vous. MOUVEMENTS : Jusqu’en 1970, la répartition géographique en France était essentiellement côtière (Manche et Atlantique) mais le comportement migrateur a peu à peu évolué vers un accroissement des populations hivernantes, notamment dans l’Est où il accomplit par endroit l’ensemble de son cycle biologique (reproduction et nidification). Le comptage annuel de 2001 faisait état de 91.000 oiseaux en hiver. Ils sont originaires de colonies situées surtout aux Pays-Bas et au Danemark, mais certains viennent de Norvège, d’Allemagne et même d’Italie. IDENTIFICATION : plumage noir à reflets vert et bronze, bec crochu, sa cuisse est tachée de blanc en été, le mâle et la femelle sont identiques. Taille 90 cm. L’espèce peut vivre de 15 à 25 ans. REGIME ALIMENTAIRE : Profondément enfoncé dans l’eau, son long bec dressé obliquement, le grand cormoran glisse sans effort, puis, sous la poussée de ses larges palmes, les ailes collées au corps, il plonge. Revenu à la surface, le gosier bien garni, il s’élève avec lourdeur, volant longtemps au ras de l’eau avant de prendre l’altitude nécessaire pour atteindre son aire. Là, les jeunes impatients introduisent directement leur tête dans son jabot, se bousculant pour participer au festin .Il se nourrit en mer surtout de poissons : plats, épinoches, lançons, parfois des crabes, et en eau douce presque exclusivement de poissons blancs (gardons, brèmes) mais aussi de truites, ombres, sandres, brochets et anguilles. Il ignore le classement administratif de 1ère catégorie ! Un adulte consomme entre 400 et 500 g de poissons par jour : parler de 6000 à 8000 tonnes de poissons par an sur notre territoire français semble raisonnable. Ce sont les tirs autorisés qui permettent de se rendre compte de la voracité du cormoran. Il est devenu la « bête noire » des pêcheurs, le prédateur des piscicultures car c’est un excellent pêcheur. En effet plusieurs analyses de contenus stomacaux ont révélé l’ingestion d’anguilles de 70 cm et de brochets et d’ombres de plus de 40 cm. Des études rigoureuses attestent la mort de certains poissons est liée aux blessures provoquées par les cormorans. HABITAT : toujours à proximité immédiate de l’eau, falaises littorales pour les oiseaux nichant sur nos côtes, arbres au bord des lacs et cours d’eau pour ceux de l’intérieur. NIDIFICATION : en colonies sur les falaises ou les grands arbres, le couple édifie une aire de branchettes en y ajoutant quelques herbes et des algues. Ponte d’avril à juin, de 3 ou 4 œufs bleu pâle couvés 29 jours par les deux parents. Le couple nourrit les jeunes au nid ; ceux-ci le quittent à un mois et volent à deux mois. Admiratrice de cette nature oh combien magique, grandiose et si fragile à la fois, je ne peux me prononcer en faveur de mon coté pêcheur rêveur ou ornithologue en herbe protecteur ! Aussi je laisse à chacun le propos final à cette réflexion….. |
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Chantal H |
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