|
La forêt :
sa composition.
L'arbre adulte à lui seul ne constitue pas toute
la forêt. Il est la résultante, l'aboutissement de tout un
processus de croissance des essences ligneuses qui la composent. Seuls
quelques élus se développeront au milieu de tout un parterre
d'autres espèces végétales.
Si l'on faisait une radiographie de la forêt, on pourrait distinguer
plusieurs couches de végétation bien distinctes. Au sommet,
dominés par leur " houpier ", les arbres ayant pris rapidement
de la hauteur constituent la couche dominante.
Puis dessous se situe l'étage dominé, constitué d'arbrisseaux
ou d'essences plus petites.
Après vient la couverture vivante correspondant à un tapis
végétal formé selon la nature du sol, de fougères,
de mousses, de bruyères et d'autres graminées. Vient ensuite
la couver-
ture morte (feuilles, brindilles), qui à la manière d'une
éponge, retient l'eau transformant ces déchets végétaux
en engrais. Enfin vient l'humus (terreau qui restitue dans le sol les
éléments nutritifs qui y ont été puisés).
Le repeuplement d'une forêt peut se faire d'une
manière spontanée par ensemencement naturel, rejet de souche
ou drageonnage. Il donnera lieu dans ce cas à une forêt primitive.
Peu à peu le développement des forêts est contrôlé
par l'homme qui dirige sa croissance et l'implantation des espèces
en fonction de cette matière première qu'est le bois. La
sylviculture se fera soit en futaie (régénération
par semis), soit en taillis (rejet à partir de souches).
|