BOTANIQUE

 Fiche n° 2

Auprès de mon arbre…

 Peuplement et répartition.

 La France est boisée actuellement sur 28% de son territoire ce qui représente plus de 14 millions d’hectares contre 9,5 millions d’hectares en 1820. Nous constatons que la surface boisée n’est donc pas en régression sur notre territoire. Avant la tempête de 1999, la capacité de reboisement annuelle était de 30 000 hectares, ce qui n’est pas négligeable, mais il faut prendre en compte la récolte liée à la sylviculture (environ 35 millions de m3 par an) et  les effets destructeurs des perturbations météorologiques. Le solde est néanmoins toujours positif.

 La répartition des propriétés se décompose en forêts privées (74%), en forêts communales  (16%) et en forêts domaniales (10%). La Franche-Comté, contrairement à des idées reçues représente une des plus grandes surfaces boisées françaises (principalement des feuillus) avec environ 30% de la totalité du territoire arboré. Les Landes constituent le plus grand massif forestier (presque exclusivement des résineux plantés au milieu du 19ème siècle pour la production de la résine) et la forêt d’Orléans demeure la plus grande forêt domaniale avec 34632 ha.

Le peuplement forestier pourrait se distinguer en deux zones : les zones de peuplement naturelles où l’arbre s’est introduit sans intervention humaine et l’aire de répartition où la main de l’homme a accéléré son implantation. Il est indéniable que c’est cette dernière qui est la plus importante des deux. 

La diversité des espèces en France est beaucoup moins marquée que sur le continent américain. Il faut remonter à l’aire quaternaire pour en trouver l’explication. Lors des glaciations, les arbres n’étant plus adaptés à ces nouvelles conditions climatiques se sont réfugiés vers les terres du sud. Aucun obstacle naturel n’empêchait leur migration en Amérique du nord, alors qu’en Europe , une barrière naturelle formée par les Pyrénées, les Alpes et les massifs des Carpates et du Caucase venait freiner, voir stopper cette fuite des espèces vers des régions plus clémentes. Certaines variétés plus fragiles n’ont donc pas survécues sur notre continent. Pendant les périodes de radoucissement qui suivirent, les espèces indigènes ont repeuplé progressivement notre territoire jusqu'au nord de la taïga et d’autres espèces réintroduites par l’homme ont colonisé nos latitudes.