Au lac du Der, c'est l'exceptionnel qui devient banal

 


C
e n’était pas notre première sortie au Lac du Der mais c’était pour nous, une première visite du : Festival international de la photo animalière et de nature de Montier  en  Der.

 Quel choc! Jamais nous n’avions vu tant  d’ornithologues, d’artistes,  d’exposants  et surtout d’œuvres de très haute qualité,  rassemblés en un même lieu, disons dans un même village, littéralement submergé par les photographes  professionnels et amateurs ainsi que par les habitants de la proche région fiers de participer à une manifestation de niveau européen !

 Hébergés, comme d’habitude, dans le gîte d’Arrembecourt (10 places), dans des conditions chaleureuses et confortables, nous avons pu satisfaire notre double demande : d’une part,  observer les vols des grues, fidèles au rendez-vous, et passant en escadrilles sonores au lever et au coucher du soleil, entre les champs et les aires de repos protégées, et d’autre part,  découvrir cet étonnant festival…

 Impossible de décrire sans images, ce festival d’images !

 Gardons lui son mystère, mais disons que l’émotion était au rendez-vous. Plusieurs expos géantes nous ont laissés pantois au point que nous n’osions plus parler de nos propres photos.  Paradoxalement, cela donne envie de se surpasser !

 Hélas ! le mauvais temps est arrivé le dimanche, mais qu’importe. La ferme aux Grues, sinistrée par la tempête de 1999, était rouverte, mais uniquement pour les seules observations. Les églises à pans de bois que nous avions si souvent admirées, ont été un peu négligées mais on ne peut tout faire. Les bords du Lac du Der étaient, cette année, moins humides et nous n’avons pas observé autant d’espèces que les années précédentes : une belle aigrette blanche nous a nargués de loin ; les oies sauvages se sont, le soir, amusées à quitter les lieux en sens inverse de l’arrivée des grues… Curieux ! Les courlis ont planté leur bec curve méthodiquement à quelques deux cents mètres de nous.

 Nous avons revisité la Maison de l’Oiseau et du Poisson : il y a toujours quelque chose à y apprendre (par exemple il reste toujours suffisamment de grues à observer jusqu’en janvier et on en a dénombré « seulement » 17000 visiteuses ce week-end des 14-15 et 16 novembre…).

 Notre sortie, devenue traditionnelle, s’en est ainsi trouvée complètement renouvelée ! Et, très vite deux conclusions nous sont  apparues évidentes : 1 - Pour nous, qui avons quatre heures de trajet à faire pour nous rendre en Champagne, c’est bien de doubler le plaisir : jumeler observation de terrain et visite de l’exposition. Mais cela oblige à bloquer les dates d’un an sur l’autre et surtout à retenir le gîte très tôt car plus un seul local n’est disponible à vingt kilomètres à la ronde !

             2 - Aidons de nouveaux adhérents à découvrir ces spectacles de nature, réalité et images tout à la fois, qui sont exceptionnels. Autrement dit : priorité à présent, à ceux qui ne sont encore jamais allés au Lac du Der. Et s’il faut augmenter le nombre de places louons un gîte de plus…

Jean-Pierre D.