HUREPOIX ????? QUESACO???????
Le pays de
Hurepoix se trouve coincé entre le Mantois au nord et la Beauce
au sud. Appuyé sur la forêt de Fontaine-bleau, il en présente
certaines caractéristiques, collines, sol sablonneux, rochers.
Une très jolie rivière, la Renarde, y a tracé son
chemin dans les menthes et les roseaux.
La randonnée
commence par la visite de la belle église de Saint-Yon. Belle mais
vide. Tout de suite la branche de gauche du GR1 nous tend les bras. Des
odeurs d'humus et de feuilles mortes nous assaillent dans ce chemin encaissé.
Nous pénétrons dans une châtaigneraie.
En ce 14 avril,
le ciel aurait pu faire quelques efforts supplémentaires pour être
un peu plus bleu, mais le bleu il est là, à nos pieds, car
nous foulons des tapis de jacinthes sauvages. La descente s'accentue,
la vé-gétation change, chênes, pins sylvestres remplacent
les châtaigniers. Sur une butte, en pleine forêt, des ruches
sont déjà prêtes pour recevoir les récoltes
de leurs locataires.
Le petit bois
de Baville nous accueille avec ses promesses de feuillus mais il est un
peu tôt et les bourgeons encore un peu frileux gardent pour eux
le secret de l'alchimie de leur vert tendre. A la sortie du bois, en contrebas,
l'église de Saint-Sulpice de Favière. L'importance et la
beauté de cette église gothique nous surprennent dans un
si petit village. La raison en est simple : Elle est due à un pèlerinage
à Saint Sulpice grand chapelain à la cour des rois mérovingiens
qui mourut évêque de Bourges en 647. C'est un des plus beaux
édifices religieux de l'Essonne, mais sa renommée dépas-se
largement les limites de l'Ile de France, grâce à ses magnifiques
vitraux qui sont, avec ceux de la Sainte-Chapelle et de l'église
Saint Germain des Prés, des té-moins à peu près
uniques de l'art parisien du temps de Saint Louis.
Malheureusement
nous ne pouvons apprécier complètement la lumière
de ces vitraux et rosaces car la pluie est arrivée en même
temps que nous à l'église. L'office dominical étant
commencé, nous nous asseyons discrètement sur les
derniers bancs pour ne déranger personne.
Une chorale russe en tournée en France, nous offre des chants religieux
dans cette langue slave
inconnue de nous (Ah ! Margareth, tu nous as manqué). Nous
sommes sous le charme. Nous apprenons que le même soir, il y aura
un concert dans ce même lieu.
Nous reprenons
ensuite la ran-donnée. Il ne pleut plus mais il ne fait pas très
chaud. Nous nous installons sous les pins pour nous restaurer mais
nous ne nous attarderons pas pour la sieste. Nous dominons toute la vallée
de la Renarde et nous descendons tranquil-lement à travers champs
vers ses rives boisées. Nous traversons le joli village de Breux
où une petite église nichée dans la verdure nous
charme par sa simplicité. Après une montée assez
raide, nous passons sous une très vieille porte, la porte des Bourdeaux,
et nous arrivons devant l'église de Saint Yon d'où nous
sommes partis ce matin.
Deux d'entre
nous étant obligés de rentrer sur Eragny, les autres décident
à l'unanimité de retourner à Saint-Sulpice-de-Favières
pour écouter le concert russe
Quel dommage pour ceux qui n'ont pu rester ! Car ce concert fut un moment
de grande qualité, avec une acoustique extraordinaire sous ces
hautes voûtes.
Jolie randonnée,
à refaire en octobre sous les frondaisons automnales.
Elisabeth G.
|