"Libre parole"


NOUS JOUONS AVEC LE FEU

L'avenir de la terre en question
Il a fallu 15 milliards d'années pour qu'apparaisse la vie sur la terre, mais voilà qu'aujourd'hui son avenir est en question.
Depuis les débuts de l'ère industrielle, c'est-à-dire seulement le milieu du 19ème siècle, nous sommes en train d'altérer la planète d'une manière qui pourrait la rendre inhabitable pour l'homme.
Depuis le début du siècle, la température a augmenté d'environ 1 degré provoquant la déstabilisa-tion des climats avec son lot de tornades de plus en plus fréquentes et violentes et par opposition de sécheresse de plus en plus durable et étendue.
Le réchauffement de la planète n'est pas une vue de l'esprit mais bel et bien une réalité. Les prévisions sont telles que d'ici à un siècle, la température augmenterait de 2 à 5 degrés. Hors, il faut savoir que pendant l'ère glaciaire, époque à laquelle l'Europe était sous la glace jusqu'à l'Espagne actuelle, la température moyenne de la Terre n'était inférieure que de 5 degrés à la température actuelle. On peut donc aisément imaginer les bouleversements majeurs que provoquerait une hausse de 5 degrés des températures.
Le constat est accablant :
- La moitié de la forêt de la planète a été détruite et la destruction de l'autre moitié se poursuit à une vitesse accélérée.
- L'agriculture intensive stérilise les sols et les terres arables.
- Les pesticides empoisonnent l'air et l'eau.
- Les poissons sont péchés au delà de leur capacité de reproduction.
- La diversité animale et végétale est sans cesse menacée.
- On s'achemine vers l'épuisement des énergies fossiles.
Au rythme actuel de consommation, si d'autres énergies ne sont pas développées activement, il ne restera plus d'ici un siècle ou deux, de pétrole, de gaz et de charbon.
Nous serons donc plongés dans une crise majeure à l'échelle de la planète comparable aux grandes crises géologiques du lointain passé de la terre. La vie est robuste et s'adaptera aux nouvelles équations liées à son environnement, mais l'espèce humaine y aura-t-elle encore sa place. Serons-nous les dinosaures de l'époque contemporaine ?
Il y a donc urgence à trouver les solutions pour réduire l'accroissement de la température et limiter les dépenses d'énergie fossile.

Nous jouons avec le feu
Les sources d'énergie nouvelles n'émettant pas de gaz carbonique sont de plusieurs ordres, le nucléaire, le solaire, l'hydroélectrique et l'énergie éolienne.
Le nucléaire est à priori le mauvais choix car il produit des déchets radioactifs qu'il faudra gérer pendant des siècles en hypothéquant l'avenir de nos enfants et petits enfants.
Nous consommons, ils paieront. Aucun pays aussi puissant soit-il, ne peut être assuré d'une stabilité économique et politique à l'échelle des siècles. Imaginons que si un pays comme l'Argentine avait misé tout sur le nucléaire, il ne serait aujourd'hui plus en mesure d'assurer le démantèlement de ses réacteurs et le traitement de ses déchets. Les empires finissent toujours par s'effondrer.


Energie solaire : solution pour des temps futurs
L'énergie solaire devrait être la solution des temps futurs, mais beaucoup de développements technologiques sont nécessaires. Malheureusement, la volonté des Etats, telle que la France n'est pas suffisante et les investissements sont destinés majoritairement au nucléaire.

Une autre décision importante à prendre concerne les routiers. Il faut savoir que les 3/4 du gaz carbonique rejeté dans l'atmosphère, sont générés par les voitures et les camions. Il est donc nécessaire d'améliorer les transports en commun afin qu'ils soient mieux utilisés, ainsi que le ferroutage des marchandises afin de limiter le nombre de camions sur les routes. Deux effets conjugués en découleront ; moins d'énergie dépensée et moins d'accidents provoqués.

En ce qui concerne l'agriculture, il faut lutter contre la stérilisation des sols provoquée par l'abus d'engrais et de pesticides. Cette stérilisation conjuguée à la sécheresse dans certaines partie du globe vont rendre les terres incultes. Il faut donc favoriser le retour de l'agriculture biologique, c'est-à-dire une agriculture naturelle telle qu'elle était encore pratiquée au 19ème siècle.
Il faut donc lutter contre l'appauvrissement de la terre afin de lutter contre la faim et la misère, car cette dernière ne conduit pas seulement à l'instabilité politique, elle peut entraîner la destruction de la nature.
Les paysans brésiliens vous diront lorsqu'ils brûlent leur forêt qu'ils ont des enfants à nourrir et que les pauvres ne peuvent pas se payer le luxe d'être " écolos ". Il font pourtant disparaître de précieux écosystèmes et augmentent l'effet de serre en rejetant du gaz carbonique dans l'atmosphère.
Il faut également sauver la bio-diversité des espèces animales et donc demander aux chasseurs de respecter la biologie des espèces comme par exemple celle des oiseaux migrateurs.


Sensibiliser nos enfants
Il faut sensibiliser nos enfants à la beauté de la nature et de la vie animale.
Il faut agir en tant que simple citoyen en respectant la nature, en triant ses déchets, en évitant le gaspillage des énergies et surtout enseigner ces principes à nos enfants.
Il faut enfin, une mondialisation de l'écologie pour s'opposer aux méfaits et aux pollutions provoqués par la mondialisation de l'économie.

Réflexions inspirées d'un
Article d'Hubert Reeves
Astrophysicien québécois.

Serge Blanchard
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