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Une exposition de plus se termine et comme chaque année, il y
a toujours quelque chose à raconter.
Cette année fut riche en nouveautés. Tout d'abord nous étions
installés dans la salle des Calandres qui, si elle occupe une position
moins centrale dans notre commune, offre l'avantage majeur d'être
spacieuse et surtout lumineuse. Identifier des champignons y était
tâche plus aisée. De plus nous avions fait cause commune
ou plus exactement salle commune avec l'Atelier 13. Les visiteurs bénéficiaient
ainsi gratuitement d'une présentation des champignons de notre
région, d'une exposition de peinture et du résumé
photographique des activités de l'année de Chemins &
Rencontres. Là encore, cette salle bien éclairée
mettait en valeur les uvres toujours en progrès de nos talentueux
artistes et les magnifiques photographies qui laissaient présager
la querelle des anciens et des modernes : numérique ou argentique
?
Pour continuer dans le domaine de l'innovation, Patrick Vanecke en complément
de ses démonstrations au microscope, commentait un diaporama de
sa conception qui présente de façon scientifique, pédagogique
et plaisante à la fois, le monde fascinant des champignons. L'écouter
était un plaisir évident dont peu de visiteurs se sont privés.
Enfin nous avions renouvelé notre présentation en utilisant
des supports permettant une lecture plus aisée du nom des espèces
sur les étiquettes et en ajoutant quelques vignettes en couleur
qui étaient plus attractives même si elles n'avaient pas
encore la rigueur scientifique que les spécialistes souhaitaient.
Mais revenons au cur de nos préoccupations mycologiques.
Après quelques poussées début septembre issues de
pluies d'orages, la sécheresse avait persisté tout le reste
du mois, ce qui ne présageait rien de bon. L'angoisse se lisait
sur le visage des mycologues : une année pire que 2003 était-elle
possible ? Finalement, dix jours avant la date fatidique, la pluie arriva.
Les cueillettes imbibées par des averses fréquentes furent
relativement abondantes grâce surtout aux randonneurs qui avaient
choisi la forêt de Lyons car les forêts du voisinage, de St
germain à l'Isle-Adam ou de Montmorency à Carnelle n'étaient
pas aussi riches en espèces qu'on pouvait l'espérer.
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Pour cause d'inauguration officielle, l'identification eut lieu le samedi
après-midi et comme chaque année, quelques vieux élèves
sagement assis derrière des tables essayaient de conjuguer le verbe
" identifier un champignon " au présent. Parmi la douzaine
de fidèles des fidèles, ceux que l'on rencontre chaque année,
seul le chlorosplenium bleu-vert, champignon vert que l'on trouve sur
les branches en décomposition, manquait au rendez-vous. Les principaux
champignons que s'attendent à trouver les curieux étaient
présents, du cèpe de Bordeaux à l'amanite phalloïde,
de la trompette des morts au rosé des bois et du satyre puant à
l'étoile de terre. D'autres moins usuels tel l'amanite jonquille,
l'oreille rose (rhodotus palmatus) à couleur et odeur d'abricot
ou l'hébélome edurum à odeur de poire Belle-Hélène
satisfaisaient la curiosité insatiable des mycologues confirmés
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Dans la salle, la décoration était encore plus belle que
d'habitude, sans doute était-ce le fruit d'une longue expérience.
La tâche y était sans doute moins ardue et moins ingrate
que dans la lugubre maison de quartier de la Challe.
Dès la mise en place achevée et dès le dernier coup
de balai donné, les plus coquets et coquettes allèrent revêtir
leurs plus beaux atours pour l'inauguration tandis que les autres conservaient
leur tenue forestière.
L'inauguration fut un succès, si on en juge par la foule présente
et par le nombre de kirs bretons ou bourguignons servis ce soir-là.
Si les habitués remarquaient les avantages de cette salle bien
éclairée, les nouveaux visiteurs étaient surpris
par la qualité des tableaux exposés, par la quantité
de champignons que recèle notre région, par la diversité
des activités de Chemins & Rencontres et par l'ampleur de la
tâche accomplie par notre association.
Aux invités du samedi succédèrent les visiteurs du
dimanche, plus rares le matin que les années précédentes
le marché ne nous apportant plus son lot de badauds, mais très
nombreux l'après-midi.
La majorité des champignons se conservant mal, le restant de la
semaine fut surtout consacré à l'exposition de peinture,
les quelques espèces résistant au dessèchement ou
au pourrissement permettant de conserver un décor sur les tables
en association avec les paniers décorés ou les bouquets
de plantes séchées.
Le petit mycologue.
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