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Cette
randonnée nous a permis de découvrir ou redécouvrir
l'histoire de quelques quartiers, ponts et rues du centre de Paris.
Voici le parcours que nous avons suivi.
I - LE PONT DES ARTS
II- LE PONT NEUF
III- LA PLACE DAUPHINE
IV- LE QUAI DES ORFEVRES
V- LE PONT SAINT-MICHEL (1857)
VI- LA CITE
VII- LE PETIT PONT
VIII- LE PONT AU DOUBLE
IX- NOTRE-DAME
X- LE SQUARE DE L'ILE DE FRANCE
XI- LE PONT DE L'ARCHEVECHE (1828)
XII- LE PONT SAINT-LOUIS
XIII- L'ILE SAINT-LOUIS
XIV- LE QUAI D'ORLEANS
XV- PONT DE LA TOURNELLE
XVI- QUAI DE LA TOURNELLE
XVII- LE QUAI DE BETHUNE
XVIII- LE PONT DE SULLY (1876)
XIX- LE QUAI D'ANJOU
XX- LE PONT-MARIE
XXI- LE QUAI DE BOURBON
XXII- LE PONT LOUIS-PHILIPPE
XXIII- LE PONT D'ARCOLE
XXIV- LA PLACE DE GREVE
XXV- LE PONT NOTRE DAME
XXVI- LE PONT AU CHANGE
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I- LE PONT DES ARTS
Il a 2 particularités. D'une part, c'est le 1er pont en métal
de la capitale, d'autre part, c'est le 1er pont qui n'était pas
accessible aux véhicules. En effet, il était rehaussé
par rapport à la chaussée des quais. Il fut construit exactement
dans l'axe de l'Institut, cour carrée du Louvre. Le Palais du Louvre,
appelé sous la Convention, Palais des Arts, le pont trouva tout
naturellement son nom. A vocation piétonne et moyennant un péage
d'un sou, c'était un lieu de promenade avec des orangers en caisse
et des serres garnies de plantes exotiques, des saltimbanques et bateleurs.
En 1982, après un accident ; un bateau mouche ayant percuté
une des piles du pont, ll fut reconstruit en élargissant les arches
(7 au lieu de 8).
L'INSTITUT : ce fut à l'origine un collège construit avec
l'argent de Mazarin, sur legs testamentaires. Il fut destiné à
l'éducation de jeunes aristocrates (en partie Italiens). Après
la révolution il devint l'Institut de France, réunissant
les maîtres à penser de l'Etat, avec la création des
cinq académies : Académie Française, Beaux-Arts,
Sciences, Inscription et Belles Lettres, Sciences Morales et Politiques.
LE LOUVRE : la cour carrée du Louvre est l'exemple du classicisme
précurseur du style versaillais (remarquer les médaillons
"L", emblème de Louis XIII).
Remarquer également la Tour de Saint-Germain l'auxerrois, de style
gothique, mais ne datant que du siècle dernier. Elle constitue
en fait le Beffroi de la Mairie du 1er arrondissement (carillon de 38
cloches)
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II- LE PONT NEUF
Il s'agit du plus vieux pont de Paris existant.
Commencé sous Henri III, il sera inauguré par Henri IV en
1607.
Il fut le premier pont non habité. Pour la première fois,
les Parisiens pouvaient traverser la Seine en voyant le fleuve.
Apparition des premiers trottoirs pour protéger les piétons
du trafic des chevaux et voitures.
Chaque demi-lune était occupée par des échoppes en
plein vent. Des arracheurs de dents, des farceurs comme Pantalon, le bateleur
Scarlatini et autres charlatans.
A l'angle du pont, en 1906, Pierre Curie fut victime d'un accident. Il
mourut le lendemain.
Des bateaux lavoirs étaient accostés au pied du pont, ainsi
que sur le ponton du Vert Galant.
Il devait faciliter les relations entre le Louvre et l'abbaye St-Germain.
Il constituait la 1ère étape de la vaste opération
d'urbanisme de la future Place Dauphine, menée par l'architecte
Nicolas du Cerceau et Pierre Chambiges.
Les colporteurs proposaient des livres d'occasions dans des paniers en
osier suspendus à leur cou.
Etant obligés de se fixer par une ordonnance royale d'Henri III,
les premiers bouquinistes apparurent et s'installèrent sur le Pont
Neuf vers 1619, puis partirent à l'assaut des Quais et du Palais
Royal. Aujourd'hui, ils sont plus de 250.
LE QUAI DES GRANDS AUGUSTINS : est une des plus anciennes voies de Paris,
construite en 1313 par Philippe le Bel, pour relier la Cité à
l'Hôtel de Nesle en passant par le Petit-Pont. A la limite de la
rue Dauphine, se trouvait l'un des plus importants couvents de
France : Les Grands Augustins.
C'est dans l'église abbatiale de ce couvent que Marie de Médicis
fut proclamée Régente en 1610, après l'assassinat
d'Henri IV.
Sous le porche d'un des 2 immeubles "Arts Déco", face
au Pont-Neuf, débute la petite rue de Nesle, qui délimitait
l'Hôtel de Nesle au XIIIème siècle, construit autour
de la Tour de Nesle qui elle, se trouvait à l'aplomb de la Seine,
à l'angle actuel du Pont-Neuf et du Quai Conti. Cette fameuse Tour
de Nesle où fut emprisonnée Jeanne de Bourgogne, célèbre
pour ses aventures avec l'étudiant Buridan, et aussi tristement
célèbre pendant les guerres de Religion.
Le Duc de Nevers fit construire un nouvel hôtel qui fut détruit
lors du percement de la rue Guénégaud
LE VERT GALANT : tire son nom du surnom dont on affublait
Henri IV au regard de sa hardiesse envers les femmes. Nous dirions de
nos jours "un coureur".
Cette partie de l'Ile de la Cité, n'existait pas au moment de la
construction du pont. Elle a été créée sur
un banc de dépôt alluvionnaire sur lequel s'entassaient des
immondices.
Observer les mascarons entourant le Vert Galant, ainsi que le pont lui-même.
Sur le côté rive droite du pont, une pompe qui alimentait
le Louvre en eau potable représentait la femme de Samarie donnant
à boire au
Christ. Monsieur Jay (Cognac-Jay), s'en inspira pour donner son nom à
sa boutique qui devint bientôt le grand magasin la Samaritaine.
LA STATUE EQUESTRE D'HENRI IV : fut une des premières statues
d'un monarque érigée sur un lieu public (1614), quatre ans
après la mort d'Henri IV.
Abattue en 1792, à la révolution, elle fut fondue, puis
remplacée à la restauration par la statue actuelle, à
la demande de Louis XVIII (1818). Le sculpteur François Lemot,
Bonapartiste acharné, y aurait caché dans une des jambes
du cheval des écrits à la gloire de l'Empereur.
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III- LA PLACE DAUPHINE
Elle fut baptisée ainsi en l'honneur du roi Louis XIII. Place
triangulaire de même inspiration que la place des Vosges (le n°14
reste le seul intact).
Le côté est a été détruit lors de l'édification
de l'actuel Palais de Justice dont l'entrée majestueuse face à
la place Dauphine, ne sera finalement jamais utilisée, l'entrée
principale se faisant par le bd du Palais.
Simone Signoret et Yves Montant habitaient là et avaient leurs
habitudes au restaurant "Chez Paul".
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IV- LE QUAI DES ORFEVRES
Les changeurs et les orfèvres vinrent s'installer sur ce quai
lorsque le Pont au Change, où ils se trouvaient initialement, fut
détruit par l'inondation de 1616.
Au 17e et 18e siècle, il était le centre parisien de la
Joaillerie avec Josse, Strass. Le fameux collier de la Reine Marie-Antoinette
fut confectionné ici. Il est devenu de nos jours le siège
de la P.J.
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V- LE PONT SAINT-MICHEL (1857)
Le Pont d'origine date de 1364. Puis, le 1er pont en pierre de 1617,
celui-ci supportant deux rangées de maisons.
Le pont actuel : à noter l'épaisseur à la clef des
voûtes n'est que de 70 centimètres.
Son nom vient de l'ancienne chapelle Palatine créée sous
Louis XI, dédiée à St-Michel (création de
l'ordre de St-Michel). Celle-ci sera détruite sous Napoléon
III, lors du percement du bd du Palais par le Baron Haussmann. Le Pont
St-Michel, frappé d'alignement, fut également reconstruit
pour l'occasion.
Sur la rive gauche, la Fontaine St-Michel, oeuvre de l'architecte Davioud
le représente terrassant le dragon. Elle constitue, en quelque
sorte, un point de terminaison de l'axe Châtelet / Pont St-Michel.
Près du Quai Saint-Michel se trouve la rue la plus étroite
de Paris (2.50m), la rue du Chat-qui-Pêche.
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VI- LA CITE
La préfecture de police, ainsi que l'Hôtel Dieu, sont l'uvre
des grands travaux Haussmanniens. Leur emplacement, ainsi que celui du
Parvis de Notre-Dame était occupé par l'ancienne cité
médiévale devenue l'un des quartiers les plus insalubres
de Paris. Il n'en reste qu'un petit périmètre situé
de l'autre côté de la rue du Cloître Notre-Dame, (rue
Chanoinesse, etc...).
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VII- LE PETIT PONT
Il fut le premier pont de Paris érigé alors par les Romains
pour relier la voie romaine qui reliait Orléans à la Belgique
; l'actuelle rue Saint-Jacques et Saint-Martin. C'est également
le plus court (40m).
Lui succéda un pont de pierre, construit par l'évêque
Maurice de Sully (12e siècle), le constructeur de Notre Dame.
Détruit 11 fois par le feu ou les inondations, il fut décidé
après le dernier incendie de 1718 de ne plus y construire d'habitation
: (la mère d'un enfant noyé planta un cierge dans une miche
de pain et, selon la tradition, la confia au courant du fleuve. Deux barges
de foin prirent feu. Celui-ci se propagea au pont tout entier).
Défendu par le petit Châtelet, seuls les jongleurs pouvaient
le franchir sans acquitter de taxe, en faisant effectuer des tours à
leurs singes.
D'où l'expression "payer en monnaie de singe".
La forteresse du Petit Châtelet, à travers laquelle l'on
devait passer pour franchir le pont, fut détruite après
la Révolution.
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VIII- LE PONT AU DOUBLE
L'Hôtel Dieu se trouvait avant Haussmann, à l'emplacement
du Parvis de Notre-Dame. Une annexe lui fut jointe au 17e siècle
sur l'autre rive de la Seine, là où se trouve le square
Viviani, (où l'on peut observer le plus vieil arbre de Paris, le
faux acacia planté par le botaniste Robin).
LE PONT AU DOUBLE les reliait. Un double tournoi y était prélevé
par l'hôpital, les cavaliers payaient 12 deniers au lieu de 6. L'ouvrage
actuel date du 19e siècle.
LE QUAI MONTEBELLO : Au moyen age, le bois de construction et de chauffage
était stocké au Port aux Bûches situé entre
le petit Pont et le Pont au Double, la rue de la Bûcherie en est
le témoignage.
L'église Saint-Julien le Pauvre, l'une des plus anciennes de Paris
avec Saint-Germain-des-Près et Saint-Pierre de Montmartre, est
vouée au culte Maronite.
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IX- NOTRE-DAME
Les Trois portails :
Gauche - La Vierge
Centre - Le Jugement Dernier
Droite - Sainte-Anne
Le portail de droite, dédié à Sainte-Anne, représente
la vie de la mère de Marie et son mari Joachim, ainsi que la naissance
du Christ, jusqu'à sa présentation par la vierge.
La porte du portail principal avait été élargie en
supprimant la colonne du centre afin de laisser passer les processions
à la croix.
Admirer la galerie des Rois restaurée par Viollet-le-Duc. Victor-Hugo
attira l'attention des pouvoirs publics par la description faite dans
son oeuvre "Notre-Dame-de-Paris". La restauration de la Cathédrale
fut donc confiée à Viollet-le-Duc.
En contournant la cathédrale, on peut voir le bâtiment du
chapitre, abritant la Sacristie et le Presbytère, oeuvre également
de Viollet-le-Duc. On lui doit aussi la restauration de la Flèche
en bois de cèdre imputrescible qui fut remplacée par une
flèche en maçonnerie, (150 mètres de haut).
Le portail St-Etienne est le seul qui n'ait jamais été restauré.
Jamais utilisé, il n'a pas subi les outrages de la révolution.
Il est dédié à
St-Etienne, le premier évêque de la chrétienté.
Il est à noter que sur l'Ile de la Cité était concentré
le pouvoir religieux, ainsi que l'enseignement universitaire religieux.
Un fait divers fut à l'origine d'une scission. Un chanoine de l'évêché
avait mis enceinte l'épouse d'un de ses confrères. Il fut
banni et s'installa en face, sur la Montagne Sainte-Geneviève.
Il fonda un collège laïque et fut donc à l'origine
de la naissance du centre universitaire que devint le quartier latin.
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X- LE SQUARE DE L'ILE DE FRANCE
Napoléon III y fit édifier la morgue qui fonctionna jusqu'en
1910. C'était un lieu de promenade où l'on pouvait avoir
accès aux salles d'exposition des noyés et autres suicidés.
Il est maintenant dédié aux martyrs français de la
déportation - un mémorial y a été ouvert -
un lieu sinistre où sont gravés les noms des différents
camps de concentration. La multitude de petites lumières symbolisant
chacune des 200 000 victimes.
Au centre : le tombeau du déporté inconnu.
LA NUMEROTATION DES RUES DE PARIS : Le numérotage des rues de
Paris fut mis en place par le Préfet Frochot, en 1805 -
- rues parallèles : n° croissants de l'amont vers l'aval.
- rues perpendiculaires : n° croissants de la Seine aux faubourgs,
avec
les numéros pairs côté amont.
Avant, chaque maison avait un nom ou une enseigne.
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XI- LE PONT DE L'ARCHEVECHE (1828)
Son nom provient de l'existence de l'ancien archevêché dont
les bâtiments ont disparu. De nombreux accidents ont eu lieu à
cause de ses arches trop étroites. Une restauration programmée
prévoyant un élargissement des arches n'aura pas lieu à
cause de la crue de 1910.
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XII- LE PONT SAINT-LOUIS
A l'origine,(à l'époque du lotissement de l'Ile Saint-Louis),
une passerelle en bois (1627), qui fut emportée par les eaux à
plusieurs reprises. Une barge ayant heurté le pont en 1940, cette
poutrelle métallique installée de manière provisoire,
mériterait un autre projet.
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XIII- L'ILE SAINT-LOUIS
A l'origine, deux îlots : l'Ile aux vaches et l'Ile Notre-Dame.
Louis XIII confie à l'entrepreneur Marie, ainsi qu'aux financiers
Poulletier et Le Regratier, le droit d'unir ces deux îlots afin
de les urbaniser et de les relier à la rive par deux ponts de pierre.
Construit dans le même esprit que le Marais, les constructions n'avaient
pourtant pas de cours intérieures, comme les hôtels particuliers
de son quartier voisin. Les façades donnent directement sur la
Seine, exception faite de l'hôtel de Bretonvilliers et de l'hôtel
Lambert, (propriété du Baron de Rothschild, Michèle
Morgan y louait un petit appartement).
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XIV- LE QUAI D'ORLEANS
Au N° 6 se trouve le Musée Polonais Adam Mickiewicz, créé
par son fils en 1903. On y trouve de nombreux documents sur l'époque
Romantique (l'intelligentsia polonaise) et des souvenirs de Frédéric
Chopin.
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XV- PONT DE LA TOURNELLE
Il tire son nom du Château de la Tournelle qui en gardait l'accès
(1703) , d'autant que celui-ci se trouvait dans le prolongement de l'ancienne
enceinte Philippe-Auguste. Il porta un temps le nom de Pont Marie-Antoinette.
Il est orné, depuis sa reconstruction (1928), d'une statue de Sainte-Geneviève,
oeuvre du sculpteur Landowski.
Sainte-Geneviève aurait détourné Attila de la capitale
et, ainsi, évité le pillage.
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XVI- QUAI DE LA TOURNELLE
Le restaurant La Tour d'Argent est un des plus vieux de Paris (1582).
Pour la 1ère fois, la fourchette y fut utilisée.
L'Hôtel de Miramion abrita la pharmacie centrale des Hôpitaux
jusqu'à la création du Musée de l'Assistance Publique.
La rue de Bièvre était une dérivation de la Bièvre
créée pour alimenter en eau l'ancienne Abbaye Saint-Louis.
Elle servit de fossé à l'enceinte de Philippe Auguste.
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XVII- LE QUAI DE BETHUNE
Monsieur de Béthune, Duc de Sully, fut le principal Ministre d'Henri
IV.
Il fut appelé longtemps "le Quai des Balcons".
- N°36 - rené Cassin, Prix Nobel de la Paix - Marie Curie.
- N°24 - Le Président Pompidou habita ici.
L'immeuble fut reconstruit en 1935 par Hélèna Rubinstein.
Seule subsiste la porte d'origine.
- N°22 - habita le poète Francis Carco, ainsi que Charles Baudelaire.
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XVIII- LE PONT DE SULLY (1876)
Il remplaça deux passerelles suspendues uniquement ouvertes aux
piétons. Composé en fait de deux ponts traversants les jardins
de l'ancien Hôtel de Bretonvilliers. Il relie le Bd Henri IV au
Bd Saint-Germain.
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XIX- LE QUAI D'ANJOU
- N°1-L'Hôtel Lambert, richement décoré par
Le Brun, avec sa galerie d'Hercule est maintenant la propriété
du Baron Guy de Rothschild. Observer sur le parapet en face une plaque
rappelant le niveau atteint par la crue de 1910.
- N°5 - Hôtel du Marquis de Marigny - Sualem, le créateur
de la Machine de Marly, habita cette maison.
- N°9 - Le Peintre caricaturiste Daumier
- N°13 - Le peintre Charles Daubigny
- N°17 - L'hôtel de Lauzun, aujourd'hui propriété
de la Ville de Paris, fut habité par Baudelaire qui y rédigea
les premières lignes des "Fleurs du Mal".
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XX- LE PONT-MARIE
Marie était l'entrepreneur général des ponts de France.
Les niches du pont n'ont jamais reçu les statues pour lesquelles
elles étaient prévues.
QUAI DES CELESTINS : L'Hôtel de Sens - L'Evêché de
Paris dépendait au Moyen Âge de l'Archevêché
de Sens. Ayant plus d'activités à Paris qu'à Sens,
les archevêques de Sens firent édifier cet hôtel début
16e siècle. Il abrite désormais la Bibliothèque Forney.
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XXI- LE QUAI DE BOURBON
-N°1 - Le Franc-Pinot - ancien rendez-vous de mariniers réputés
francs buveurs. Un départ de coches d'eau se situait au pied du
pont. Les grilles qui sont d'origines sont classées.
- N°3 - un épicier existait jadis à cet emplacement.
Sa devanture a été transportée au Métropolitan
Muséum de New-York.
- N°11 - il abrite le dernier Jeu de Paume de Paris, l'entrée
se fait par le n°54 de la rue Saint-Louis-en-l'Ile, l'actuel hôtel
du Jeu de Paume.
- N°19 - L'hôtel de Jassaud abrita un atelier du sculpteur Camille
Claudel.
- La rue Le Regrattier - elle porta le nom de "la rue de la femme
sans tête" (voir la statue à l'angle de la rue).
- N°31 - y résida Théophraste Renaudot, le créateur
du premier journal français (1631) : la Gazette de Paris. Ses bureaux
se trouvaient à l'emplacement actuel de la Préfecture de
Police.
- N°45 - la maison du Centaure abrita un temps Guillaume Apollinaire.
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XXII- LE PONT LOUIS-PHILIPPE
Le premier pont inauguré par Louis-Philippe en 1834 était
un pont suspendu. Après les évènements de 1848, pendant
lesquels le pont brûla en partie, il fut appelé le pont de
la réforme, les péages ayant disparus. Le trafic s'intensifiant,
un nouveau pont en pierre fut construit. Les oeils de buf éclairent
les galeries techniques qui contiennent des conduites de gaz et d'eau.
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XXIII- LE PONT D'ARCOLE
Il ne doit pas son nom à la Bataille d'Arcole, mais au cri poussé
par un jeune insurgé de la commune, plantant son drapeau sur une
barricade. Il s'écria : "souvenez-vous, mon nom est Arcole!",
avant de mourir. Il fut le 1er pont sans point d'appui (pilier) en rivière
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XXIV- LA PLACE DE GREVE
Elle s'étendait sur l'actuelle place de l'Hôtel de Ville,
descendant en pente douce vers la Seine, ce qui permettait de décharger
les bateaux facilement.
La corporation des marchands d'eau qui contrôlait la navigation
sur la Seine, détenait également le pouvoir administratif
de la ville.
La municipalité installée par le prévôt Etienne
Marcel dans la
Maison aux piliers, fit place à l'actuel Hôtel de Ville.
C'est sur cette place qu'avaient lieu les exécutions capitales.
Ravaillac y fut écartelé par quatre chevaux
Au siècle dernier, les ouvriers du bâtiment venaient à
la rencontre des entrepreneurs pour chercher de l'embauche, d'où
l'expression "faire la grève", qui a pris de nos jours
un sens tout à fait opposé.
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XXV- LE PONT NOTRE DAME
Il correspond à l'ancien pont romain. Il fut appelé le
Grand Pont, par opposition au Petit Pont, rive gauche
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XXVI- LE PONT AU CHANGE
La proximité du Quai des Orfèvres, attira les marchands
de métaux précieux surnommés "les changeurs",
ainsi que les orfèvres qui habitèrent le pont du XIV au
XVIIème siècle.
Il fut également reconstruit au XIXè siècle, frappé
d'alignement entre le bd du Palais et la Place du Châtelet
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