La forêt de Rosny

Située le long de la vallée de la Seine, entre Mantes et Rolleboise, la forêt de Rosny constitue un des massifs forestiers le plus important au nord-ouest des Yvelines(1234 hectares)
La richesse de sa faune(74 espèces d'oiseaux répertoriés), et de sa flore a été reconnue par les autorités qui l'ont classée en ZNIEFF(Zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique).
Située sur plateau partiellement recouvert de limons fertiles, la variétés de ses sols est à l'origine de sa diversité botanique. On y recense 11 variétés différentes d'orchidées, notamment la Néottie nid-d'oiseau et l'ophrys frelon. Le chêne sessile en est l'élément principal du peuplement forestier.
La faune de la forêt de Rosny est tout aussi riche et variée que la flore. On peut y observer des petits mammifères tels que des écureuils, des renards, des lièvres et des lapins de garenne, mais aussi des sangliers et des chevreuils. Des cerfs peuvent être observés, mais ils ne font que traverser la forêt pour rejoindre d'autres massifs forestiers. En ce qui concerne les oiseaux, des espèces rares et protégées comme le pic noir et le pic mar ou encore des rapaces tels que la buse , la bondrée apivore , la chouette hulotte ou le hibou moyen-duc. Autour des plans d'eau des grenouilles, salamandres, des crapauds et des tritons ; des libellules quinze différentes espèces répertoriées).
La forêt de Rosny abrite également quelques curiosités touristiques comme le domaine du Belvédère de Châtillon, qui abrite un kiosque provenant de l'exposition universelle de 1900 ; un arbre remarquable vieux de 300 ans, le " chêne Mademoiselle " d'une circonférence de 4,20 mètres ; les vestiges du château des Beurons, construit en 1615 par Simon Letellier, conseiller et médecin du roi Louis XIII, à la place d'un petit corps de logis, ancien rendez-vous de chasse.

Le chateau de Rosny

Maximilien de Béthune, Duc de Sully, ministre de Henry IV, fit construire , à la fin du XVIème siècle , le château au bord de la Seine, en aval de Mantes-la-Jolie, sur les bases d'un ancien château médiéval. La demeure était alors composée d'un plan quadrilatère ceint de quatre pavillons d'angle entouré de fossés.
Propriété des Béthune-Sully jusqu'en 1718, le château est vendu au Comte de sénozand qui se contente de remettre le parc au goût du jour.
Au milieu du XVIIIème siècle, son fils fait élever, un élégant pavillon de bain, au bord de la Seine. Celui-ci est attribué à Jacques-Ange Gabriel, l'architecte de la place de la Concorde. La propriété passe par alliance à la famille de Talleyrand-Périgord en 1779. Elle lui est restituée après la Révolution. En 1817, la propriété est achetée par un négociant, Mr Mourraux, qui la revend l'année suivante au Duc et à la Duchesse de Berry. Malgré la mort du Prince, la Duchesse en fait son lieu de résidence favori et procède à des travaux d'embellissement et d'agrandissement. Le jardin est, lui, transformé en parc à l'anglaise sur sur un projet du peintre Eugène Isabey. Le château devient la propriété du banquier Stone après la révolution de 1830 et ce, jusqu'en 1836. Le mobilier est alors vendu aux enchères. Le château appartient ensuite de 1840 à 1869 au Comte Lemarrois qui le sauve de la ruine, mais en sacrifiant deux ailes du bâtiment, dont celle abritant l'oratoire qu'il fait transférer dans le pavillon de bain du parc. Par la suite, il passe dans les mains de la famille Lebaudy (1869 / 1955) qui le revendront à la famille Hertz (1955 / 1985). Il sera finalement cédé à une société japonaise. Cette dernière a procédé à la mise en vente du mobilier dont plusieurs éléments ont dû être classés d'office pour faire face aux menaces d'exportation. Huit tentures datant du Ministre de Henri IV, ayant pour thèmes " l'histoire de Psyché ", et " le sacrifice à la gloire d'Alexandre " ont pu être ainsi préemptées par l'Etat en 1994 (elles sont actuellement visibles au Château de Sully-Sur-Loire). Le château a, par ailleurs, souffert d'une absence totale d'entretien et de surveillance, entraînant de nombreuses effractions, vols et déprédations. Cette situation a abouti à l'incendie du 24 janvier 1997, détruisant en partie les aménagements intérieurs. Dans le soucis de préserver le château, en assurant une couverture provisoire de la toiture, une procédure de mise en demeure du propriétaire a été engagée. La totale défaillance de ce dernier a conduit à l'éxécution d'office des travaux par et aux frais de l'Etat. Pour mémoire, le château ainsi que son parc et ses dépendances avait été classés par arrêté du 11 juillet 1941.


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